Déchéance d’une déesse

Déchéance d’une déesse

 

 

J’en reviens,

De ce paysage lointain.

Mon rêve s’est éteint.

 

Le réveil est sans saveur,

Heureusement ton appel me soutient,

Dans ce monde qui m’étreint.

 

Le devoir de te retrouver m’est dévolu,

La peur d’échouer est révolue.

 

Agé de vingt deux printemps,

L’automne du désespoir m’enlise

Dans une peur de non-retour.

 

La vie autour de moi est obscure,

Ma réalité s’effrite,

Mon amour s’efface,

Dissipé par ce silence.

 

C’est décidé,

M’agrippant au dessein croyant m’être octroyé,

Je poursuivrai le chemin qui m’est montré.


Te savoir proche,

Ravive en moi le feu ardent de la passion.

 

Mon regard te fixant,

J’ai le visage qui s’assoupit,

Pour laisser place à une amertume profonde.

 

Beauté divine,

Ton regard me chagrine.

Fille d’anciens dieux,

Ton marbre appelait les cieux.

Messagère de paix et d’amour,

Appelant les damnés en quête de secours.

Déesse des contrées oubliées,

Ta bienfaisance s’est-elle perdue ?

 

Obnubilé part les légendes,

Ta souffrance m’était inconnue.

 

La foi des hommes s’est donc éteinte et avec elle ta splendeur ?!

 

Ta bonté,

A jamais engouffrée dans la crevasse,

 Créée au plus profond de ton admiration,

Ta fortification,

Ta chaire,

Ton cœur.

 

Te savoir déchue m’emplit de tristesse.

La froideur qui t’entoure n’attire que les rares curieux.

 

Figé,

Te regardant,

Je comprends ta douleur,

Je saisis mon erreur.

 

Perdue,

Seule dans ce musée,

Ta solitude me désole.

 

02 Mars 2000 

 

 

 

 

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