Category: A Godess' Tear

Amertume sagace »

Amertume sagace

 

Signature d’un éternel amour,

De cette plume j’estampille ces quelques mots

De tendresse, de sagesse, de non-retour.

 

Mon idéal, ma raison d’être se sont enflammés,

Il y a bien longtemps que ces sentiments se sont propagés.

 

Aujourd’hui, sans toi,

Tout n’est plus que réminiscence d’un raffinement immortalisé.

 

La monotonie m’étrangle,

Je me sens déraciné.

 

T’avoir rencontrée un beau jour,

Mon admiration ardente a terminé sa quête,

Elle a trouvé son maître.

 

T’avoir vue de si près,

Senti ton parfum buissonnier,

Entendu ta voix susurrer ces paroles rafraîchissantes…

 

Me voilà bien seul,

Ma cupidité en est à blâmer.

 

Mon âme ravagée n’est plus qu’un amas d’obnubilations ténébreuses

D’un amour chétif.

 

Sans ton regard charnel,

Me voici un soleil déchu,

En perdition de satellites.

 

Je le réalise, mon image est ternie.

Lune mystérieuse, c’est à toi que je devais mon succès.

 

Briser une fausse vérité est dur,

Mais je n’ai trouvé de moyen plus sûr

Pour me garder de cette caricature.

 

Que cette idolâtrie naïve me manque,

Que mon idolâtrie pour toi,

Cachée,

Etait belle.

 

Car une promesse secrète j’ai juré,

Qu’à jamais mon amour pour toi ne s’évanouisse dans l’oubli.

 

29 Août 2000 

Acqualuna »

Acqualuna

 

Streaming with impunity,

Assertively,

The path of existence moves down to the boundless ocean.

The river shows the way,

With several bifurcations as they say.

Different beds to choose from…

Laid in front, shouting silently fallacious calls.

This is the story of a wayfarer,

Travelling along his destiny.

 

The moon glows fierily on the slackened billows,

Leaving a trail for the drifter to watch;

Emblazing his toilsome journey called plainly, life.

 

Whipping away the rare clouds that are slow to stir,

The face of the moon shows himself.

Resplendent by its victory, slowly covering the water,

Admiring his beauty in the white shimmer.

 

Following the wanderer, changing slightly of position.

The moon decided to impregnate one of the bifurcations

With all her magnificence.

 

Bewildered, the lone looked at the gleaming liquid

And thanked the moon for the kindness and comforting light bestowed on him.

 

Walking toward the magnetic spot,

The mysterious satellite was staggering through this alternate image.

 

            “Acqualuna, moon of water…” said the lorn.     

“Once again you’ve showed me the right way.

Your magnificence is only second to the secrecy you share.

 

Through your glow I am imbued with beneficence and protection.

As the North-star shows the navigator his road,

You are my guiding lighthouse.

 

The riverbeds are numerous, nevertheless

Your quivering sham, moonbeam on water,

Shows me which course to take.”

 

Continuing his walk during daylight,

He had a difficult time forgetting his oneiric vision.

 

The fastidious path along his river is still long,

But the man knows, the representation of true essence.

He knows, that when difficulty arises,

The moon on water will be there for him…

07 Mars 2000

Déchéance d’une déesse »

Déchéance d’une déesse

 

 

J’en reviens,

De ce paysage lointain.

Mon rêve s’est éteint.

 

Le réveil est sans saveur,

Heureusement ton appel me soutient,

Dans ce monde qui m’étreint.

 

Le devoir de te retrouver m’est dévolu,

La peur d’échouer est révolue.

 

Agé de vingt deux printemps,

L’automne du désespoir m’enlise

Dans une peur de non-retour.

 

La vie autour de moi est obscure,

Ma réalité s’effrite,

Mon amour s’efface,

Dissipé par ce silence.

 

C’est décidé,

M’agrippant au dessein croyant m’être octroyé,

Je poursuivrai le chemin qui m’est montré.


Te savoir proche,

Ravive en moi le feu ardent de la passion.

 

Mon regard te fixant,

J’ai le visage qui s’assoupit,

Pour laisser place à une amertume profonde.

 

Beauté divine,

Ton regard me chagrine.

Fille d’anciens dieux,

Ton marbre appelait les cieux.

Messagère de paix et d’amour,

Appelant les damnés en quête de secours.

Déesse des contrées oubliées,

Ta bienfaisance s’est-elle perdue ?

 

Obnubilé part les légendes,

Ta souffrance m’était inconnue.

 

La foi des hommes s’est donc éteinte et avec elle ta splendeur ?!

 

Ta bonté,

A jamais engouffrée dans la crevasse,

 Créée au plus profond de ton admiration,

Ta fortification,

Ta chaire,

Ton cœur.

 

Te savoir déchue m’emplit de tristesse.

La froideur qui t’entoure n’attire que les rares curieux.

 

Figé,

Te regardant,

Je comprends ta douleur,

Je saisis mon erreur.

 

Perdue,

Seule dans ce musée,

Ta solitude me désole.

 

02 Mars 2000 

 

 

 

 

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